"Crying girl", 1963-Les stéréotypes des années soixante!
Le format (TONDO) m'a plu.
Ci-dessous, ce n'est pas une photo de l'éclipse, non, non, mais celle d'un banal plateau d'amuse-bouche
rangé dans un placard en me disant que cela servirait bien un jour (au grand dam de mon époux ) pour un quelconque projet "artistique".
Recto noir, verso doré.
Comment faire le quadrillage, typique du style de Roy Lichtenstein?
J'ai d'abord tenté de tracer des traits horizontaux et verticaux au couteau imprégé de gouache rouge . Raté . Les traits n'étaient évidemment ni droits ni réguliers et de plus avec la chaleur , la gouache ne séchait pas.
Je me suis alors attaquée au verso doré en y traçant au cutter des traits réguliers à l'aide d'un double décimètre.
-Mais pourquoi donc suis-je attirée par les motifs géométriques alors que c'est mon point faible ?-
Une fois le quadrillage obtenu, j'ai esquissé le visage et je l'ai peint à la gouache avec du rose, du blanc, du rouge , du jaune et du noir pour marquer les contours .
Hélas! même peu diluée, la gouache ne couvrait pas bien la surface, elle glissait, ne séchait pas et les couleurs se mélangeaient aux contours noirs, et ce, même le lendemain alors que j'espérais faire des retouches.
Echec, pas de photo.
J'ai alors tout effacé, en lavant le support, que j'ai laissé sécher.
Pendant ce temps, j'ai sorti de mon placard ce beau papier circulaire dont tout un chacun reconnaîtra l'usage initial!
Et j'ai changé de technique en adoptant des crayons de couleur aquarelle, outil simple , qu'il ne faut pas mépriser .
Le lendemain, j'ai repris mon TONDO doré, sec, mais un peu gongolé.
J'ai décalqué le visage ci-dessus, et je l'ai reporté sur le tondo.
Le crayon à papier gravait le dessin plus qu'il ne l'imprimait, ce qui n'était pas plus mal, mais il m'a fallu le scruter attentivement.
Pour ne pas renouveler l'expérience ratée de la gouache, j'ai utilisé -du vernis à ongle rose vif pour le visage, rouge vif pour la bouche et les ongles,.
(L'inconvénient, pendant l'opération, c'était l'odeur)
Puis le vernis sec au bout de quelques minutes- j'ai pu fignoler au pinceau fin ce qui restait à faire avec de la gouache à peine humidifiée:
du blanc pour les yeux, les larmes, la boucle d'oreille, du noir pour les contours, et enfin du jaune pour les cheveux: un jeu d'enfant!
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C'est très joli !!!
RépondreSupprimerJe préfère tes réalisations à l'original qui a l'air terrorisée, ton modèle à l'air triste, joliment triste !
Pas évident à faire le quadrillage, ni l'odeur de l'acétone pour le rose.
J'ai eu du mal à lire l'écriture bleue sur fond noir.
Bravo encore !!
Merci, Fifi!
RépondreSupprimerElle EST terrorisée! L'artiste reprend le cliché de la femme fragile, vulnérable !
J'ai changé la couleur de l'arrière-plan du texte.
RépondreSupprimerMerci de m'avoir signalé ce défaut.
Mieux pour lire tes explications :-)
SupprimerVernis rose vif un peu trop vif, mais je n'en avais pas d'autre.
RépondreSupprimerUn rose plus fade correspondait au modèle, l'éternel tentation qu'il faut fuir. Les couleurs que tu as utilisé sont joyeuses, comme un "jeu d'enfant" et l'harmonie est celle-là. J'aime !!
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