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jeudi, juillet 04, 2019
mercredi, mars 14, 2018
Muguet pour la fée Clochette
A partir d'une carte
reproduisant une oeuvre de Lénaïc Léger, peintre du pied,
"le muguet du bonheur,"
A l'intention d'Eléna:
la fée Clochette
la fée Clochette
Le muguet
Cloches naïves du muguet,
Carillonnez! car voici Mai !
Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger.
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.
Carillonnez ! car voici Mai !
Coches naïves du muguet!
Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui déjà
Dansent en rond sur la bruyère.
Carillonnez !car voici mai!
Cloches naïves du muguet!
Maurice Carême
samedi, décembre 16, 2017
Anémones de Pierre-Joseph Redouté
Au musée de la Vie romantique, l'exposition "le pouvoir des fleurs" m'a fait apprécier
Lien personnel :
Petite pause dans le jardin, au salon de thé du musée - pause par malchance altérée par la pluie...
Un bref aperçu de l'expo en video ici
L'enveloppe ci-dessus a été réalisée à partir du set de table disposé sur le plateau-déjeuner
reproduisant ces belles anémones venues d'un tableau de l'artiste botaniste.
J'y ai ajouté un papillon doré, pour traiter le thème d' Eléna ,
et utilisé à l'intérieur
un papier
à lettres
fleuri.
jeudi, février 09, 2017
Apparitions , disparitions
A vrai dire, le titre m'est venu à l'esprit une fois la série réalisée, l'impression étant plus ou moins nette, à la limite de l'évanescence.
Ce sont les aléas -ou les charmes -de la gravure dans le cas présent, sur boîte de camembert ou de Pont-l'Evêque.
Réminiscences des romans de Charlotte et Emily Brontë:
la pâleur de Jane Eyre, le fantôme de Catherine à la fenêtre.
Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent
Cette fois, je me souvenais que j’étais couché dans le cabinet de chêne et j’entendais distinctement les rafales de vent et la neige qui fouettait. J’entendais aussi le bruit agaçant at persistant de la branche de sapin, et je l’attribuais à sa véritable cause. Mais ce bruit m’exaspérait tellement que je résolus de le faire cesser, s’il y avait moyen ; et je m’imaginai que je me levais et que j’essayais d’ouvrir la croisée. La poignée était soudée dans la gâche : particularité que j’avais observée étant éveillé, mais que j’avais oubliée. «Il faut pourtant que je l’arrête!» murmurai-je. J’enfonçai le poing à travers la vitre et allongeai le bras en dehors pour saisir la branche importune ; mais, au lieu de la trouver, mes doigts se refermèrent sur les doigts d’une petite main froide comme la glace! L’intense horreur du cauchemaur m’envahit : J’essayai de retirer mon bras, mais la main s’y accrochait et une voix d’une mélancolie infinie sanglotait : « Laissez-moi entrer! laissez-moi entrez! — Qui êtes-vous?» demandai-je tout en continuant de lutter pour me dégager. «Catherine Linton», répondit la voix en tremblant (pourquoi pensais-je à Linton ? J’avais lu Earnshaw vingt fois pour Linton une fois). «Me voilà revenue à la maison : je m’étais perdue dans la lande!»
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