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jeudi, février 09, 2017

Apparitions , disparitions

A vrai dire, le titre m'est venu à l'esprit une fois la série réalisée, l'impression  étant plus ou moins nette, à la limite de l'évanescence.
Ce sont les aléas -ou les charmes -de la gravure dans le cas présent,  sur  boîte de camembert ou de Pont-l'Evêque.

Réminiscences des romans de Charlotte et Emily Brontë:
 la pâleur de Jane Eyre, le fantôme de Catherine à la fenêtre. 

"Catherine Earnshaw, puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai ! Tu dis que je t'ai tuée, hante-moi, alors ! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que des fantômes ont erré sur la terre. Sois toujours avec moi, prends n'importe quelle forme, rends-moi fou ! mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Oh ! Dieu ! c'est indicible ! je ne peux pas vivre sans ma vie ! je ne peux pas vivre sans mon âme !"
Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent 



Cette fois, je me souvenais que j’étais couché dans le cabinet de chêne et j’entendais distinctement les rafales de vent et la neige qui fouettait. J’entendais aussi le bruit agaçant at persistant de la branche de sapin, et je l’attribuais à sa véritable cause. Mais ce bruit m’exaspérait tellement que je résolus de le faire cesser, s’il y avait moyen ; et je m’imaginai que je me levais et que j’essayais d’ouvrir la croisée. La poignée était soudée dans la gâche : particularité que j’avais observée étant éveillé, mais que j’avais oubliée. «Il faut pourtant que je l’arrête!» murmurai-je. J’enfonçai le poing à travers la vitre et allongeai le bras en dehors pour saisir la branche importune ; mais, au lieu de la trouver, mes doigts se refermèrent sur les doigts d’une petite main froide comme la glace! L’intense horreur du cauchemaur m’envahit : J’essayai de retirer mon bras, mais la main s’y accrochait et une voix d’une mélancolie infinie sanglotait : « Laissez-moi entrer! laissez-moi entrez! — Qui êtes-vous?» demandai-je tout en continuant de lutter pour me dégager. «Catherine Linton», répondit la voix en tremblant (pourquoi pensais-je à Linton ? J’avais lu Earnshaw vingt fois pour Linton une fois). «Me voilà revenue à la maison : je m’étais perdue dans la lande!»


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2 commentaires:

  1. Que j'ai aimé, "Les hauts de Hurlevent" ! Et tes petits visages fantômes qui semblent sourire d'un sourire bienveillant ♥

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  2. Et moi , donc! J'ai relu Jane Eyre la semaine dernière et Les Hauts de Hurlevent l'an dernier : à chaque fois je découvre quelque chose de différent.
    La bienveillance n'est pourtant pas la qualité première de ce roman d'Emily .
    Brontë, mais ces petits visages , comme tu dit, m'ont semblè fantomatiques.

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