samedi, avril 20, 2019

Chat poseur

















 Chat

Pour ne poser qu'un doigt dessus
Le chat est bien trop grosse bête.
Sa queue rejoint sa tête,
Il tourne dans ce cercle
Et se répond à la caresse.

Mais, la nuit l'homme voit ses yeux
dont la pâleur est le seul don.
Ils sont trop gros pour qu'il les cache
Et trop lourds pour le vent perdu du rêve.

Quand le chat danse
C'est pour isoler sa prison
Et quand il pense
C'est jusqu'aux murs de ses yeux.


Paul Eluard 

mercredi, avril 17, 2019

Véranda(h)

Véranda (h) 

Substantif féminin (lien ici )

Étymol. et Hist. a) 1758 « galerie couverte établie sur la façade d'une maison » (J. H. Grose, Voy. aux Indes Or. [trad. de l'angl. par Hernandez], p. 74 ds König, p. 209: [les maisons] ont une espèce de colonnade au dehors [...] que les Portugais appellent Vérandas); b) 1844 « galerie vitrée adossée à une maison, servant généralement de petit salon » (Balzac, Modeste Mignon, p. 11: une véranda projette sa cage de verre sur la façade). Empr., par l'intermédiaire de l'angl.veranda(h) (dep. 1711 ds NED; 1757, Grose, Voy. E. Indies, p. 84, ibid.: A penthouse or shed, that forms what is called in the Portuguese Lingua-franca Verandas), au hindi mod. varandā , lui-même empr. au port. varanda « balcon, balustrade », att. dep. la fin du xves., d'orig. incertaine (Mach.; Da Cunha), que le FEW (t. 18, p. 129b et t. 14, pp. 172b-173) fait remonter au lat. vara « poutre ».



Son  H lui donne son cachet exotique.

Son charme vient de ce qu'elle confond, unit, mélange l'intérieur et l'extérieur. 

Cadre idéal pour dessiner.


La vérandah

Au tintement de l'eau dans les porphyres roux
Les rosiers de l'Iran mêlent leurs frais murmures,
Et les ramiers rêveurs leurs roucoulements doux.
Tandis que l'oiseau grêle et le frelon jaloux,
Sifflant et bourdonnant, mordent les figues mûres,
Les rosiers de l'Iran mêlent leurs frais murmures
Au tintement de l'eau dans les porphyres roux.

Sous les treillis d'argent de la vérandah close,
Dans l'air tiède, embaumé de l'odeur des jasmins,
Où la splendeur du jour darde une flèche rose,
La Persane royale, immobile, repose,
Derrière son col brun croisant ses belles mains,
Dans l'air tiède, embaumé de l'odeur des jasmins,
Sous les treillis d'argent de la vérandah close.

Jusqu'aux lèvres que l'ambre arrondi baise encor,
Du cristal d'où s'échappe une vapeur subtile
Qui monte en tourbillons légers et prend l'essor,
Sur les coussins de soie écarlate, aux fleurs d'or,
La branche du hûka rôde comme un reptile
Du cristal d'où s'échappe une vapeur subtile
Jusqu'aux lèvres que l'ambre arrondi baise encor.

Deux rayons noirs, chargés d'une muette ivresse,
Sortent de ses longs yeux entr'ouverts à demi ;
Un songe l'enveloppe, un souffle la caresse ;
Et parce que l'effluve invincible l'oppresse,
Parce que son beau sein qui se gonfle a frémi,
Sortent de ses longs yeux entr'ouverts à demi
Deux rayons noirs, chargés d'une muette ivresse.

Et l'eau vive s'endort dans les porphyres roux,
Les rosiers de l'Iran ont cessé leurs murmures,
Et les ramiers rêveurs leurs roucoulements doux.
Tout se tait. L'oiseau grêle et le frelon jaloux
Ne se querellent plus autour des figues mûres.
Les rosiers de l'Iran ont cessé leurs murmures,
Et l'eau vive s'endort dans les porphyres roux.

Leconte de Lisle (1818-1894)

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"Existe-t-il un lieu plus propice à la rêverie qu’une véranda ? Dans l’imaginaire de tout un chacun, rêve et véranda sont corrélés. En premier lieu, par l’envol du [v] et la vibration du [ʀ]. Une balancelle entre le dedans et le dehors. Entre l’intime et l’étendu. Entre des mondes poreux dont les frontières s’estompent, qui laissent toujours filtrer un rai de lumière. Qui dit véranda dit aussi exubérance florale, chaleur tiède, même au plus vif de l’hiver. La véranda, ses verrières qui captent et le jour et la nuit, convoquent l’exotisme d’un monde floral odoriférant et une démultiplication amplifiée de l’univers."

Angèle Paoli, Terres de femmes 

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Liens en poésie, ici et là et encore là

dimanche, avril 14, 2019

Dans une bulle

Comme point de départ, un gros ballon stabilisé par divers objets; bâton, règles, chevalet métallique.



Objectif:

dessiner l'ensemble, à main levée, et intégrer dans le ballon, une figure humaine.


Référence: l'homme de Vitruve, de Léonard de Vinci 


mais libre à chacun de  choisir l'élément humain.


jeudi, avril 11, 2019

Académie

Sur 20 papiers de couleurs de petit format ,



                                              reprises de mes croquis ou dessins 



                                                                 d'académies féminines.

mardi, avril 09, 2019

Apparitions, disparitions


"Recyclage " de linogravures












Chutes ou fin de séries"


Le tout constitue un patchwork qui pourrait avoir pour thème "Apparitions, disparitions"

vendredi, avril 05, 2019

Comme dans un fauteuil





Dessiner, en observant et saisissant  les vides.




Deuxième séance selon cette démarche technique :le modèle était cette fois un  rocking-chair aux courbes très "art nouveau".


Ne pas tracer la structure du fauteuil, mais dessiner -en creux- les espaces délimités par cette structure.
                        Pas facile, vu la complexité de ce motif aux belles arabesques.




Le but est de libérer le "cerveau droit": ne plus voir le sujet, mais repérer les espaces qui le composent,  y voir autre chose. 
Personnellement, j'ai eu l'impression de faire l'épure d'un vitrail moderne  cloisonné , ce qui pourrait donner lieu à une tout autre création .



         Qu'un modèle féminin  s'installe aux creux du rocking-chair, et la poésie joue à plein:
                                      magie des courbes et du grain de la chair.



mercredi, avril 03, 2019

Drapés

                                                                       Le drapé:


exercice d'école, renouvelé par "l'installation " de notre professeur:



une souche enveloppée d'un linge blanc.

Pastel sur papier beige.
...
Y décèle t-on un autre motif?



vendredi, mars 15, 2019

"Sous toutes les formes "

Dis-moi dix mots, nouvelle thématique ici : 

1 Arabesque 
2 Composer 


3 Coquille 


4 Cursive
5 Gribouillis
6 Tracé 


7 Logogramme 
8 Rébus
9 Signe
10 Phylactère 


Technique choisie : la carte à gratter,  qui rappelle la gravure et qui fait penser à des écrits ou des dessins sur un tableau noir. 



+
un moulin à paroles et à phylactères  



https://www.lecteurduval.org/

mardi, mars 12, 2019

Moment estival

Petite promenade, pour profiter d'un bref moment estival au mois de février, 


avec une pause afin de croquer cette maison ancienne.


samedi, mars 09, 2019

Nature et culture

Composition sur le thème :"la nature sauvage"



Pour une partie du fond , des écorces de bouleau .

jeudi, février 28, 2019

Mannequins

"Masques", drapés et mannequins, entre haute couture et modèle vivant,


       comme les figures sans visage de Magritte ou les figurines en bois de Giorgio de Chirico .





mardi, février 19, 2019

Elfes (2)

Des racines et des Elfes 








Les Elfes, 



Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Du sentier des bois aux daims familier,
Sur un noir cheval, sort un chevalier.
Son éperon d'or brille en la nuit brune ;
Et, quand il traverse un rayon de lune,
On voit resplendir, d'un reflet changeant,
Sur sa chevelure un casque d'argent.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ils l'entourent tous d'un essaim léger
Qui dans l'air muet semble voltiger.
- Hardi chevalier, par la nuit sereine,
Où vas-tu si tard ? dit la jeune Reine.
De mauvais esprits hantent les forêts
Viens danser plutôt sur les gazons frais.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux
M'attend, et demain nous serons époux.
Laissez-moi passer, Elfes des prairies,
Qui foulez en rond les mousses fleuries ;
Ne m'attardez pas loin de mon amour,
Car voici déjà les lueurs du jour.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

- Reste, chevalier. Je te donnerai
L'opale magique et l'anneau doré,
Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,
Ma robe filée au clair de la lune.
- Non ! dit-il. - Va donc ! - Et de son doigt blanc
Elle touche au coeur le guerrier tremblant.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Et sous l'éperon le noir cheval part.
Il court, il bondit et va sans retard ;
Mais le chevalier frissonne et se penche ;
Il voit sur la route une forme blanche
Qui marche sans bruit et lui tend les bras :
- Elfe, esprit, démon, ne m'arrête pas !

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Ne m'arrête pas, fantôme odieux !
Je vais épouser ma belle aux doux yeux.
- Ô mon cher époux, la tombe éternelle
Sera notre lit de noce, dit-elle.
Je suis morte ! - Et lui, la voyant ainsi,
D'angoisse et d'amour tombe mort aussi.

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Leconte de Lisle (1818-1894)
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mercredi, février 13, 2019

Vers octobre

   C'est le nom du bouquet composé le 16/10/26 en atelier d' art floral. La liste du matériel a été modifiée: en  effet, la tête d...