jeudi, mai 28, 2020

Lettres dé-confinées

Après deux mois de confinement, empêchant les allées et venues au guichet de la poste, voici quelques envois à certains de mes correspondants.

Pour Réjean-François Côté, 25 linogravures réalisées anciennement : 
 Paysage de la Loire, Saumur, d'un format trop grand pour la nouvelle mouture de sa Circulaire 132.



La Solution? Diviser en deux le paysage pour chacun des 25 participants.





Et deux "lettres fictives" selon un petit jeu expliqué précédemment (ici) .

Devinette: qui sont ces dames ?




Les noms et adresses des destinataires sont de pure fantaisie, mais figurent au verso, authentiques comme expéditrices afin que le courrier leur soit retourné.

Pour Dentellebleue, sur le thème de l'eau,  une linogravure décorant l' enveloppe .


mercredi, mai 20, 2020

Confin'art (6)

Barrières 







Et rêves de grands  espaces


 Plein ciel.
.
J’avais un cheval
Dans un champ de ciel
Et je m’enfonçais
Dans le jour ardent.
Rien ne m’arrêtait
J’allais sans savoir,
C’était un navire
Plutôt qu’un cheval,
C’était un désir
Plutôt qu’un navire,
C’était un cheval
Comme on n’en voit pas,
Tête de coursier,
Robe de délire,
Un vent qui hennit
En se répandant.
Je montais toujours
Et faisais des signes :
« Suivez mon chemin,
Vous pouvez venir,
Mes meilleurs amis,
La route est sereine,
Le ciel est ouvert.
Mais qui parle ainsi ?
Je me perds de vue
Dans cette altitude,
Me distinguez-vous,
Je suis celui qui
Parlait tout à l’heure,
Suis-je encor celui
Qui parle à présent,
Vous-mêmes, amis,
Êtes-vous les mêmes ?
L’un efface l’autre
Et change en montant. »
.
Jules Supervielle (1939).
.

vendredi, mai 08, 2020

Confin'ART (5) Battre la campagne.

Promenades dans la campagne, une heure par jour, photos à la clé pour en faire des pastels.
  
Si les vaches , placides, paissent sans être affectées par cette situation , pour elles en rien différente de l'ordinaire,  les chevaux, eux, cherchent les contacts avec les promeneurs, quêtant mots chaleureux et caresses.



      Les centres équestres ont dû fermer,  ce qui a entraîné pour leurs propriétaires surcroît de travail , manque à gagner, obligations de faire pâturer les chevaux faute de picotin.
     Les propriétaires qui mettent en pension leurs chevaux n'ont évidemment pas eu le droit de les monter, ni même d'aller les nourrir ou les câliner.

     Une certaine mélancolie est perceptible chez ces amis de l'homme, confinés dans les champs.













mardi, mai 05, 2020

Confin'Art (4)

Que faire ?

Lire
Relire


Se portraiturer


Se souvenir


Délires 




                                                                      CHATter ?

mercredi, avril 22, 2020

dimanche, avril 19, 2020

ConFIN 'ART (1)

              Voilà une série commencée 
                                                            il  y a  environ trois semaines
                                                            et dont la fin n'est pas programmée .







Le printemps de Rémy Belleau

Avril (début en français moderne)

Avril l'honneur et des bois
Et des mois,
Avril, la douce espérance
Des fruits qui sous le coton
Du bouton
Nourrissent leur jeune enfance.

Avril, l'honneur des prés verts,
Jaunes, pers,
Qui, d'une humeur bigarrée
Émaillent de mille fleurs
De couleurs,
Leur parure diaprée.
...
Rémy Belleau


texte original intégral :
Avril
Avril, l'honneur et des bois
Et des mois,
Avril, la douce esperance
Des fruits qui soubs le coton
Du bouton
Nourrissent leur jeune enfance ;
Avril, l'honneur des prez verds,
Jaune, pers,
Qui d'une humeur bigarrée
Emaillent de mille fleurs
De couleurs
Leur parure diaprée ;
Avril, l'honneur des souspirs
Des zephyrs,
Qui, soubs le vent de leur aelle,
Dressent encore es forests
Des doux rets
Pour ravir Flore la belle ;
Avril, c'est ta douce main
Qui du sein
De la nature desserre
Une moisson de senteurs
Et de fleurs,
Embasmant l'aer et la terre.
Avril, l'honneur verdissant,
Florissant
Sur les tresses blondelettes
De ma dame, et de son sein
Tousjours plein
De mille et mille fleurettes ;
Avril, la grace et le ris
De Cypris,
Le flair et la douce haleine ;
Avril, le parfum des dieux
Qui des cieux
Sentent l'odeur de la plaine.
C'est toy courtois et gentil
Qui d'exil
Retire ces passageres,
Ces arondelles qui vont
Et qui sont
Du printemps les messageres.
L'aubespine et l'aiglantin,
Et le thin,
L'oeillet, le lis et les roses,
En ceste belle saison,
A foison,
Monstrent leurs robes écloses.
Le gentil rossignolet,
Doucelet,
Decoupe dessoubs l'ombrage
Mille fredons babillars,
Fretillars
Au doux chant de son ramage.
C'est à ton heureux retour
Que l'amour
Souffle à doucettes haleines
Un feu croupi et couvert
Que l'hyver
Receloit dedans nos veines.
Tu vois en ce temps nouveau
L'essaim beau
De ces pillardes avettes
Volleter de fleur en fleur
Pour l'odeur
Qu'ils mussent en leurs cuissettes.
May vantera ses fraischeurs,
Ses fruicts meurs
Et sa feconde rosée,
La manne et le sucre doux,
Le miel roux,
Dont sa grace est arrosée.
Mais moy je donne ma voix
A ce mois,
Qui prend le surnom de celle
Qui de l'escumeuse mer
Veit germer
Sa naissance maternelle.
Rémy Belleau (1528-1577) ("La Bergerie")

vendredi, avril 03, 2020

Extérieur, intérieur.

Lundi 16 mars.

Dehors, par temps froid et gris.


Promenade, photos et croquis à l'extérieur: c'était "avant".





Mercredi 18 mars: aquarelles à l'intérieur, d'après les dessins et photos préparatoires.
  
C'était "après".
...............








lundi, mars 30, 2020

Stage d'aquarelle (3)

Troisième partie et summum de l'initiation: 

un petit lapin ! 


Après les schémas d'usage, étape par étape, la démonstration  !

Et voici le lapin  du maître: parfait, bien sûr !


Et ceux des  débutants:






Sous l'effet de la diffusion incontrôlée de l'encre, le mien a tout d'un  animal hybride,  fantastique:

mi-lapin mi-papillon ?
ou 
lapin chauve-souris ?



Non,  rassurez-vous ,  le magnifique portrait réalisé par Chenyu n'était pas le sujet d'une autre séance!


Lettres dé-confinées

Après deux mois de confinement, empêchant les allées et venues au guichet de la poste, voici quelques envois à certains de mes correspondan...